Bricolage culinaire, simple, sain et rigolo
Vous y trouverez un large choix de plats végétariens (dont les Sweet sweet patatoes) ou non végétariens (comme la tarte de Montbéliard), d'en-cas (les rouleaux de printemps), de desserts (avec la salade de fruit en soupe de sorcière), simples, rapides et économiques.
Vous pourrez également trouver des idées pratiques pour l'exercice du bricolage culinaire ou pour la simple dégustation.
Pour commencer, faire une pâte à tarte de mamie (ou l'acheter, selon le temps et les compétences dont vous disposez). Ma grand-mère n'aurait jamais accepté que j'achète une pâte à tarte, allons-allons, ce n'est quand même pas difficile de mélanger 200g de farine, 100g de beurre et 50cl d'eau (et une pincée de sel), hein ! Si c'est difficile ?! Faut pas abuser quand même !
Pour les cinglées du régime, vous pouvez opter pour la pâte légère minute, mais là aussi, c'est abuser, car la partie chocolat est elle-même tellement calorique que ça ne changera pas grand chose. En plus, cette pâte donne un résultat feuilleté. En réalité, je pense qu'une pâte sablée serait encore le mieux avec :
250g de farine
125g de beurre
75g de sucre
1 oeuf et une pincée de sel
Mixer le tout, laisser reposer une heure et étaler. Cette pâte s'étale moins bien que les 2 autres précédemment citées, mais on peut mettre des raponces* s'il y a des trous, ça se soudera sans problème à la cuisson.
Pendant ce temps, passons à la partie chocolat du travail.
Faire bouillir 20cl de crème liquide et 10cl de lait avec 50g de sucre. Arrêter et enlever du feu. Ajouter une cuillère de thé (Earl grey ou yogi tea choco aux épices, miam).
Casser en morceau 200g de chocolat (j'ai pris du noir, mais ça doit aussi se faire avec du chocolat au lait pour les hérétiques...). Mélanger, mélanger, mélanger, jusqu'à ce que le chocolat fonde et que le mélange soit lisse (enfin, outre les feuilles de thé). Laisser tièdir 10 min.
Battre un oeuf dans le mélange chocolat puis verser sur le fond de pâte en filtrant le thé.
Repasser au four à 150° durant 20 min.
Laisser tièdir à l'abri des regards, des mouches, des chats et des doigts des enfants.
C'est un dessert "lourd" à éviter après une raclette, mais bien après un repas léger ou au goûter.
* Pour les non franc-comtois, une raponce est un petit morceau rapporté pour combler un trou, dans un vêtement par exemple
* Dans de nombreuses recettes, on ajoute quelques grains de sel dans les préparations. Ce n'est pas utile, et les reins des bébés ne sont pas prévus pour ça. N'en rajoutez pas et pensez que les bébés n'ont pas l'habitude comme nous de manger salé. Pour eux, il ne manque rien. Pareil pour le sucre... les fruits, si vous les prenez de saison et bien mûrs n'ont pas besoin de sucre en plus. Les enfants mangent bien assez sucré par la suite.
* Pour les compotes, il faut cuire les fruits dans pas mal d'eau. Les préparations doivent être assez liquides pour être bien mixées. Commencez à mixer les fruits égouttés, puis rajoutez l'eau de cuisson en fonction du besoin. Tous les fruits doivent être cuits ou au moins pochés. Les purées peuvent être allongées avec l'eau de cuisson ou un peu de lait maternisé.
* Les légumes peuvent préparés en mélangeant avec des pommes de terre et les fruits en mélangeant avec des pommes. Ainsi, vous avez des purées ou compotes plus douces (je pense par exemple aux navets qui sont assez costauds au niveau du goût ou les abricots, acides).
* Faire à manger tous les jours pour un bébé de 4 mois, en plus du reste de la famille, ça fait beaucoup, car les menus sont encore bien différents. Mais préparer une grosse quantité, du type 2 parts adultes, permettent de faire le repas de la journée et 5 ou 6 petits pots pour les semaines qui viennent !
Sur ce principe, vous pouvez composer selon les saisons et le choix du maraicher avec :
Pommes
Poires
Abricots (pommes + abricots, c'est assez acide)
Bananes (pommes + bananes, c'est meilleur et de consistance moins gluante)
Carottes
Courgettes (+ un peu de riz pour la consistance)
Navets (+ pommes de terre)
Epinards (+ pommes de terre)
Salade verte (+ pommes de terre)
Potiron, potimarron (+ pommes de terre)
Vous avez déjà de quoi faire, de quoi varier les plaisirs pour le bébé. Un même fruit ou légume peut être donné 3 fois de suite la première fois. Les 1ères cuillères engendrent parfois des grimaces, mais ça semble normal : nouveau goût, nouvelle sensation, méfiance !
Les petits pots se congèlent très bien et je les garde au frigo frais durant 3 jours. J'utilise des pots à yaourt en verre avec couvercle et je colle des étiquettes avec du lait (le lait colle très bien, même s'il se décolle sitôt dans l'eau).
Erreur à ne pas commettre sur le caramel :
- utiliser du sucre roux (ce que j'ai fait la dernière fois) car il est drôlement plus difficile de voir à quel moment le roux devient blond... en fait, jamais...
- laisser blondir, blondir, blondir pour voir jusqu'où il peut être blond... car il vire au brun, trop dur et trop amère avant qu'on ait compris quoi que ce soit
- lècher la cuillère pour goûter la chose, car la température de ce mélange dépasse le supportable (mon coeur, combien de c° le caramel en cours ?)
- mettre le caramel en route et aller faire autre chose. En général, ça se termine avec un nuage noir dans la fumée et une casserole fichue.
Passons à la crème.
Je pars direct sur un litre de lait, car je présuppose que ça va être très bon et qu'il ne va pas en rester. Je coupe en deux une gousse de vanille (dans la longueur, sinon c'est naze) et je gratte un peu avec la pointe du couteau pour en faire ressortir plein de petits grains noirs. Je laisse négligeamment tomber les deux morceaux dans le lait et je fais bouillir cela. Dès que le lait bout, arrêter et laisser refroidir.
Si vous êtes bien concentrés, vous pouvez faire l'opération en même temps que le caramel, mais faut bien rester présent sur toutes les opérations (je m'adresse aux filles, bien sûr... et aux rares mecs qui peuvent faire plus d'une chose à la fois).
Battre 6 oeufs avec 100g de sucre, puis verser un peu de lait tiède en battant. Si le lait est trop chaud, ou si vous battez mollement, il y a des risques que le jaune d'oeuf coagule. Alors n'oubliez pas ce détail : lait tiède et main ferme sur le fouet. D'autre part, pensez à "passer" le lait, pour éviter de mettre les morceaux de gousse de vanille si la gousse s'est cassée en plusieurs petits morceaux (ça arrive avec les gousses trop sèches).
Mettre dans les pots (pots de yaourt en verre par exemple), au fond desquels vous avez mis le caramel et cuire au bain marie à 165° durant 1 heure.
Mettre au frais après tièdissement dans la cuisine. Bien planquer derrière d'autres trucs sinon ils vont disparaître tous seuls.

Spéciale dédicace aux curieux...
Ah, le fantasme du yaourt au chocolat... Mille fois tenté, mille fois échoué. Non, je plaisante, certains y parviennent. D'autres jamais. Avec la même recette, exactement. Alors, qu'elle est donc
l'astuce, le petit truc qui fait que ça marche ou que ça foire ?
Moi aussi j'adore les yaourts au chocolat, et j'adore le chocolat. C'est donc tout naturellement que j'ai voulu me lancer avec ma toute nouvelle seb issue des années 70 dans la confection de
yaourts au chocolat. Le principe est de faire un cacao chaud avec 1 litre de lait entier (chocolat et sucre, en tablette fondue, en poudre amer, en dosant le sucre suivant le goût).
Ensuite, on le mélange au yaourt, on met en pots, en yaourtière et hop comme d'habitude.
La 1ère fois, j'étais hyper impatiente de goûter. Ma fille commence "Beurk !" Il y avait une première couche amère et granuleuse et seulement en dessus le yaourt. Bon, j'avoue, c'était pas bon,
surtout la première couche, parce que le reste, j'aimais assez. J'ai mangé les 8 yaourts...
Le truc, c'est que j'avais mélangé le lait encore trop chaud et que le yaourt l'avait mal pris, en formant cette espèce de croûte granuleuse et dégueulasse au dessus.
Je recommence donc l'opération. J'utilise du Van Houten avec un peu de sucre en cassonade (+ un baton de cannelle et 4 gouttes d'huile essentielle de vanille, c'est bonus). J'ai laissé refroidir
mon lait chocolaté un bon moment, au moins 2 heures : il était à température ambiante quand j'ai battu avec le yaourt, mis en pots, en yaourtière, attendre 10h, mettre au frigo, attendre 2h
(comme d'habitude quoi...).
Encore une fois, hyper impatiente de goûter. Ma fille commence "Beurk !". Beurk ? Je goûte moi-même personnellement et là, je découvre le yaourt que je voulais, délicieux, la douceur du chocolat
sur une petite note d'acidité du yaourt, la perfection. Mes 2 filles et mon chéri détestent "Beurk !" car je pense qu'ils s'attendaient à une crème au chocolat, ils attendaient du sucré, de la
sensation régressive type danette. Donc, ils n'aiment pas et sont déçus. J'ai mangé les 8 yaourts.
En somme, je pense qu'il est là surtout le mystère des yaourts au chocolat. Avec le même produit au final, certains adorent, d'autres ont la sensation que c'est encore raté.
Je conseille donc aux becs sucrés, amateurs de chocolats au lait, aux noisettes, chocolat blanc et bonbons de laisser tomber les yaourts au chocolat pour des crèmes au chocolat.
Je vois avec plaisir que nous sommes de plus en plus à faire nos
propres yaourts, et c'est une bonne chose à 2 niveaux :- on sait ce que l'on mange, pas d'additifs et yaourts bios maison faciles
- impeccable pour le pouvoir d'achat, il suffit d'un yaourt et d'un litre de lait pour en faire 8
Ma recette de base est hyper simple : un yaourt + un litre de lait entier
Mais je vois aussi que certains peinent à réussir les yaourts et rapportent des soucis tels que yaourts pas pris, "filandreux" etc... je fais donc un petit résumé de ce qu'il faut faire ou ne pas faire.
Il faut :
* prendre un yaourt dont la date de péremption est la plus lointaine possible
* mélanger le lait à température ambiante, surtout pas chaud, sinon il tue les levures. Si vous le faites chauffer pour infuser de la vanille, du café, du cacao, laissez le tempérer longtemps avant de le mélanger !
* utiliser un fouet en plastique et non en métal, il parait que le yaourt n'aime pas trop le métal (je n'ai pas d'explications scientifiques là...)
* prendre le temps : laissez-les prendre toute la nuit, toute la journée, 10h, puis 2h au frigo, ne soyez pas pressé
* douter éventuellement du bon fonctionnement du thermostat : les machines des années 70 ont quand même 30 ans, elles peuvent commencer à fatiguer
il ne faut pas :
* mettre les couvercles des yaourts dans la yaourtière
* bouger la yaourtière pendant la prise
* mettre la yaourtière vers un truc qui vibre (machine à laver, lave-vaisselle, machine à pain...)
* s'attendre à un yaourt aussi ferme qu'un classique, c'est plutôt entre ça et le velouté : c'est donc à peine plus difficile à manger pour les enfants mais c'est autrement bon
Et voilà mon petit résumé, pour en faire bon usage... Si vous aussi vous avez des précisions, n'hésitez pas !
Voici une nouvelle recette de pâte levée que je fais dans la machine à pain, mais qui peut aussi être fait à la main par les courageux qui ont du temps.
Pour commencer, faites tremper 100g de raisins secs dans un bol d'eau bouillante.
Dans la machine à pain, les ingrédients se mettent dans l'ordre suivant
:100g de beurre mou ou fondu (mais tiède, sinon les oeufs risquent de prendre quand vous les ajoutez !)
2 oeufs + lait (jusqu'à un total de 220ml)
4g de sel
60g de sucre
400g de farine
9g de levure (pas chimique, nous sommes dans le chapitre pâtes levées... Levain déshygratée, levure briochin, bref, des levures boulangères)
Lancer le programme pour pétrir sans cuisson. Ajouter les raisins dans la 1ère demi-heure, quand ils sont réhydratés. Après la fin du programme, laisser tranquillement la pâte continuer à monter dans la machine à pain (1h30 environ).
Ensuite, placer votre pâte dans le moule adapté (voir sur Wikipédia) et beurré et au fond duquel vous disposez des amandes (en lamelle ou entières), oui, n'allez pas me faire ça dans un moule à cake hein !
Laisser encore monter quelques temps puis cuire à 180° pendant 1h (four traditionnel) ou 45min (chaleur tournante).

Le Kouglof déborde du moule, c'est normal, c'est un gâteau abondant, comme les alsaciens, généreux et gourmand. De toute façon, on le retourne pour le servir et il sera beau quand même.
B comme bon découvert par les médias (enfin, l'Est Républicain) est un blog de cuisine, plus actualisé, plus beau, plus illustré que le mien, réalisé par une bloggeuse de par chez nous, Valérie.Je suis JALOUSE !!!!
3 oranges pressées, 2 yaourts, 3 cuillères de crème fraiche, 80g de sucre, un peu de cannelle (et en option 4 gouttes d'huile essentielle d'orange douce) bien mélangés au fouet et passés dans la sorbetière le temps nécessaire.
L'objectif est de le mettre au fond d'un moule à cake, recouvrir d'une couche de speculos en miettes, puis d'une autre glace, chocolat, banane, kiwi... J'hésite encore !
Le souci c'est que le mélange n'est pas très coloré... ça ressemble trop au citron ou à la vanille...
Mélanger à part égale 3 ingrédients, sucre, farine et crème. Donc, avec les enfants, facile de doser en tasses par exemple, une tasse de sucre, une de farine et une de crème. Mélanger. Cela fait un appareil un peu liquide. On place des cuillères sur une plaque à four (avec papier sulfurisé, ça facilitera...), assez espacé surtout la première fournée pour éviter que les gâteaux se chevauchent.
Laisser cuire à 200° jusqu'à ce que le bord du gâteau devienne brun clair. Il faut rester à côté du four, la cuisson est rapide et il ne faut pas trop les cuire. Avec le café, c'est sensationnel !
Merci à Lison pour sa recette.
